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CAFE LIVRES DU 12 FEVRIER 2020

Merci à tous les 15 participants, qui rendent ces « réunions » si enrichissantes et je me répète encore, auxquelles nous prenons beaucoup de plaisir à échanger. Merci de votre fidélité.

Les lectures de ce mois-ci :

Anny : Le liseur de 6h27 par Jean Paul Didier Laurent
Employé discret, Guylain Vignolles travaille au pilon, au service d'une redoutable broyeuse de livres invendus, la Zerstor 500.
Il mène une existence maussade mais sur le chemin du travail, Guylain lit aux passagers du RER de 6 h 27 quelques pages rescapées de livres voués à la destruction, les feuillets sauvés la veille des dents de fer de la machine ....
"Peu importait le fond pour Guylain. Seul l'acte de lire revêtait de l'importance à ses yeux. Il débitait les textes avec une même application acharnée. Et à chaque fois, la magie opérait. Les mots en quittant ses lèvres emportaient avec eux un peu de cet écœurement qui l'étouffait à l'approche de l'usine."
«Voilà, on voulait vous dire, on aime bien ce que vous faites. Ça nous fait drôlement du bien.
Ça va bientôt faire un an que Josette et moi, on vient vous écouter tous les lundis et jeudis matin.»
Ce curieux passe-temps va l'amener à faire la connaissance de personnages hauts en couleur qui cherchent, eux aussi, à réinventer leur vie. Un concentré de bonne humeur, plein de tendresse et d'humanité.

Isabelle : Les renards cuisent au four par Marie-Thérèse Boiteux.
Valoreille 1652 : c'est le temps des moissons et Claudine agonise sur sa paillasse. Elle tente de repousser le cauchemar qui la hante depuis quatorze ans. Mais malgré ses efforts, elle se retrouve avec terreur en 1638, au moment où les Suédois, alliés de la France, envahissent la région.
Le XVIIe siècle fut une période de désespérantes épreuves pour la Franche-Comté convoitée par la France. Les Comtois arrachés à leur quotidien résisteront, se battront jusqu'à la victoire définitive de Louis le Quatorzième.
Marie-Thérèse Boiteux restitue ces moments avec justesse et émotion dans une chronique passionnante qui mêle avec adresse roman et faits historiques précis. Elle fait vivre dans une communauté villageoise attachante des personnages hauts en couleur ayant réellement existé.


Christiane : Briser en nous la mer gelée par Erik Orsenna
Voici l'histoire d'un amour fou. Suzanne et Gabriel se rencontrent. Coup de foudre. Dès le dîner du lendemain, Gabriel demande Suzanne en mariage. Les quatre années qui suivent ce OUI virent au cauchemar. Suzanne et Gabriel partagent pourtant bien des choses, à commencer par leur passion de Savoir. Mais comment recommencer à aimer lorsque vos vies précédentes, et leurs fantômes, vous collent encore à la peau ? Comment se lancer dans cette aventure, dans cette traversée qu'est l'amour ? Bref, ce couple tremble, au lieu d'oser. Et se déchire. Ils s'étaient dit Oui devant le maire. Mais les Non en eux l'emportaient. La saison de leur amour s'achève par un divorce prononcé le 10 octobre 2011 par madame Anne Bérard, vice-présidente aux affaires familiales (Tribunal de grande instance de Paris)
Ce livre ne lui est pas seulement dédié, ainsi qu'à sa greffière, madame Cerutti. C'est une longue lettre à elle adressée pour la remercier. Car en les séparant, « puisque telle semble être votre décision », elle sortit de sa réserve réglementaire pour faire part de sa conviction qu'« elle sentait en eux beaucoup d'amour ». La saison II va lui donner, ô combien, raison.

Maguie : Maximes et pensées (extraits)choisies par Denis Diderot
--Tous les sermons ressemblent aux préambules des édits du roi ; tous les prédicateurs voudraient qu'on pratiquât leurs leçons, parce que nous nous en trouverions mieux peut-être ; mais eux à coup sûr...La vertu.
--On a beau réfléchir, méditer, étudier dans tous les livres du monde, on n'est jamais qu'un petit clerc quand on n'a pas lu dans le grand-livre.
-- Le hasard combine tous les cas possibles ; et il ne lui faut que du temps pour amener la chance fatale.

Chantal : Une joie féroce par Sorj Chalandon
Déjà commenté précédemment septembre 2019

Agnièle : Toutes blessent, la dernière tue par Karine Giebel
Maman disait de moi que j'étais un ange. Un ange tombé du ciel.
Ce que maman a oublié de dire, c'est que les anges qui tombent ne se relèvent jamais.
Je connais l'enfer dans ses moindres recoins.
Je pourrais le dessiner les yeux fermés. Je pourrais en parler pendant des heures.
Si seulement j'avais quelqu'un à qui parler...
Tama est une esclave. Elle n'a quasiment connu que la servitude.
Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer.
Une rencontre va peut-être changer son destin...
Frapper, toujours plus fort. Les détruire, les uns après les autres. Les tuer tous, jusqu'au dernier.
Gabriel est un homme qui vit à l'écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures. Un homme dangereux. Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique. Qui est-elle ? D'où vient-elle ?
Rappelle-toi qui tu es. Rappelle-toi, vite ! Parce que bientôt, tu seras morte.

Jeannine S. : Les chauves-souris, les singes et les hommes par Paule Constant
Dans un village africain, une fillette heureuse cajole une chauve-souris. De jeunes garçons rapportent fièrement de la forêt le cadavre d'un beau singe au dos argenté. Ainsi débute une série d'événements qui frappent tour à tour les protagonistes de cette histoire : habitants des cases, coupeurs d'hévéas, marchands ambulants, piroguiers, soignants, et même primatologues en mission. Un mal pernicieux se propage silencieusement au pied de la Montagne des nuages, et le long d'une rivière sur laquelle glisseront bientôt les pirogues funèbres. La plupart l'ignorent superbement, d'autres en cherchent vainement l'explication dans la magie, la science ou la nature.
C'est avec poésie et humour que Paule Constant nous fait vivre ce conte déchirant de notre temps, dans un style dont la paradoxale légèreté parvient à nous faire partager tant de douloureuses péripéties, en nous conduisant aussi pas à pas vers une fin qui n'est peut-être qu'un autre début.

Geneviève : L'état de siège par Albert Camus
Dans une ville espagnole assiégée par la Peste, Cadiz, l'état de siège est déclaré avec toutes les mesures sécuritaires qu'impose cette maladie mortelle : interdictions, ordonnances, obligation d'obéissance ...sous peine de mort.
Dans ce contexte, arrivée d'un personnage, la Peste qui réclame le pouvoir et impose des mesures qui rappellent la terrible période des différentes formes du totalitarisme.
La ville est isolée, les visages muselés par la peur. Tous tremblent jusqu'au jour où Diégo décide de relever la tête et de se révolter.
Armé de courage, il exhorte les habitants à se joindre à lui pour conjurer la peur. Au fil de l'action, sa révolte personnelle va se transformer en révolte collective, seule chance de salut.
La Solidarité triomphe de la Peste au prix de la mort de Diégo.

Hélène : L'intelligence des plantes par Fleur Daugey

Si le grand public sait que les arbres communiquent entre eux, se protègent mutuellement des nuisibles, ressentent la douleur ou la peur, il est temps de considérer la plante pour ce qu'elle est : un être capable de sensibilité et d'intelligence !
Si l'ensemble des biologistes reconnaît les facultés sensorielles des plantes, certains ont encore du mal à parler d'intelligence végétale.
Et pourtant, les plantes transmettent des informations aux autres plantes et animaux, ont des capacités en matière d'apprentissage, de prise de décision et de mémorisation. De fait, une plante fonctionne davantage comme une colonie que comme un individu, et son intelligence ressemble à s'y méprendre à l'intelligence collective des insectes sociaux. Fleur Daugey fait également le point sur les récentes découvertes sur le sommeil, la conscience et la douleur des plantes.
Les récentes découvertes des scientifiques sur les plantes s'inscrivent dans la lignée des révolutions qui ont fait l'histoire des sciences, de celles qui poussent l'homme à remettre en question sa représentation du monde et de lui-même.
Fleur Daugey, au prénom prédestiné, est passionnée de nature et de biologie. Elle est titulaire d'un mastère d'éthologie appliquée et de chronobiologie du comportement, et a participé à de nombreux projets scientifiques de terrains partout dans le monde. Elle est aujourd'hui journaliste pour la presse naturaliste et scientifique et auteure, notamment de Les plantes ont-elles un sexe, paru aux éditions Ulmer en 2015. Elle vit dans l'Aveyron.

Odile : Les choses humaines par Karine Tuil
Les Farel forment un couple de pouvoir. Jean est un célèbre journaliste politique français ; son épouse Claire est connue pour ses engagements féministes. Ensemble, ils ont un fils, étudiant dans une prestigieuse université américaine. Tout semble leur réussir. Mais une accusation de viol va faire vaciller cette parfaite construction sociale.

Le sexe et la tentation du saccage, le sexe et son impulsion sauvage sont au cœur de ce roman puissant dans lequel Karine Tuil interroge le monde contemporain, démonte la mécanique impitoyable de la machine judiciaire et nous confronte à nos propres peurs. Car qui est à l'abri de se retrouver un jour pris dans cet engrenage ?

Nicole : Un appartement à Paris par Guillaume Musso
« L'art est un mensonge qui dit la vérité... »
Paris, un atelier d'artiste caché au fond d'une allée verdoyante.
Madeline l'a loué pour s'y reposer et s'isoler.
À la suite d'une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.
L'atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l'assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd'hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d'unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.
Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.
Guillaume Musso signe un thriller addictif et envoûtant porté par des personnages profondément humains. Une plongée vertigineuse dans le monde mystérieux de la création.

Monique : Soif par Amélie Nothomb
Déjà commenté précédemment septembre 2019

Stéphane : La disparition de Stéphanie Mailer par Joël Dicker
Déjà commenté précédemment novembre 2018

Juliette : Surface par Olivier Norek
Noémie, capitaine de police se fait tirer en plein visage lors d'une intervention qui tourne mal. Après plusieurs semaines de soins, la voilà prête à retourner à sa vie de capitaine. Mais sa gueule cassée et sa hiérarchie vont en décider autrement ... Mais Noémie va se battre, surtout contre elle-même.
L'auteur quitte sa banlieue parisienne et part se mettre au vert sans pour autant perdre de la tension qui anime son écriture ! Un roman qui file à toute allure et nous rend Noémie indispensable.
Entre Paris et Decazeville, on suit le parcours de cette gueule cassée et de cette âme abimée. A la fois un sacré portrait de femme et un polar imparable ! Un roman qui porte bien son titre. Où il ne fait pas bon aller voir ce qui se cache sous la fameuse surface ...
Olivier Norek excelle dans le registre du thriller qui tape fort. Car il y met tant d'humanité. Tant de réalisme. Qu'il en devient rare. Et du même coup, précieux.
Sa connaissance du milieu policier rend toujours aussi réaliste ses histoires, ses personnages.
Prix Maison de la presse 2019 Un grand roman, baigné d'une profonde humanité.

Prochaine rencontre de café-livres de 9h à 10h30:
mercredi 18 mars 2020

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