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Café livres du 13 février 2019

Prochaine rencontre de café-livres de 9h à 10h30:
mercredi 20 mars 2019

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Notre petit groupe continue de prospérer, nous sommes actuellement 21 participants à ce moment d'échange convivial. Merci à vous tous de votre fidélité.

Lectures présentées ce jour :
Les livres marqués par *** ont fait l'objet de votre sélection.

Maguie : La cueilleuse de thé par Jeanne-Marie Sauvage-Avit

Au Sri Lanka, la jeune Shemlaheila est cueilleuse de thé dans une plantation dirigée par le cruel et violent Datu-Guemi. A la mort de sa mère, la jeune fille n'a qu'une envie : quitter sa condition misérable pour devenir vendeuse mais son rêve est impossible. Elle fuit alors son pays pour l'Angleterre où elle devient serveuse dans un restaurant avant de veiller sur une vieille dame sénile. Shemlaheila a laissé dans son pays son amie Mohanty qui va être victime des violences masculines. La jeune indienne doit prendre une décision, rester en Angleterre où elle mène une vie agréable ou retourner chez elle, dans son pays natal.

 

 

Monique : Les disparus du phare par Peter May

Neal Maclean reprend conscience sur une plage qui lui est inconnue ! Et lui non plus ne sait rien pour la bonne raison qu'il a tout oublié : qui il est, où il est, quelle est sa profession, ce qui lui est arrivé. Rien. le noir complet. L'amnésie totale, enfin presque...
Une voisine le voyant errer sur la plage transi de froid et l'air hagard l'interroge. Un accident de bateau, parvient-il à dire. Les mots sortent de sa bouche, de son corps comme s'ils ne lui appartenaient pas, comme s'ils avaient une vie propre. Il porte un gilet de sauvetage grâce auquel il est encore vivant, très certainement. Elle le ramène chez lui où l'accueille un chien, visiblement très heureux de le revoir, son chien, déduit-il.
« Bran, Bran ! » Il se souvient du nom de son chien. Ça le rassure, il n'a pas tout perdu. Il entre dans une maison qu'il ne connaît pas, la sienne paraît-il.

Isabelle : Chasseurs de noirs par Daniel Vaxelaire                                                                                                                                                                                Je me nomme Guillaume Brancher, fils d'Alexandre Brancher, colon de l'île Bourbon, et de Marie Mirel. J'ai vingt-cinq ans et je sais que je vais mourir. »           Ainsi commence ce roman. Rédigé comme une confession, ce récit va nous exposer les origines familiales sur l'île du narrateur, et les débuts de l'esclavage. Au fil de son histoire, Guillaume nous montre comment l'esclavage a dérivé vers une domination violente. Les noirs refusant de se soumettre fuient dans les montagnes et deviennent des marrons, qui vivent du mieux qu'ils peuvent à l'abri des hauteurs sauvages. Guillaume rêvait d'aventures, de voyages, mais restera sur l'île, retenu par un mariage malheureux dans une vie de cultivateur qu'il n'aime pas. Il va voir dans la chasse aux marrons un moyen de s'échapper de ce quotidien qui lui pèse et dans lequel il n'a pas l'impression d'être à sa place.

Geneviève : Soie par Alessandro Baricco
Roman ? Nouvelle ? Ou même poème ? Plutôt une estampe, une estampe environnée de brumes : fascinante, il faudra la regarder longuement, s'imprégner de la grâce des traits, de la finesse des contours, de la délicatesse des couleurs, pour que derrière le voile surgisse la limpidité d'un petit moment d'éternité.
Parce qu'avec « Soie » on ne s'attache pas à l'histoire, celle d'Hervé Joncour, négociant ardéchois sériculteur qui, pour les besoins de son métier et de son village, est amené à faire plusieurs voyages à cet autre bout de la Terre qu'est à l'époque le Japon
La part belle est faite au mystère, à un charnel tout en pudeur, aux blancs qui suggèrent, à une narration volontairement répétitive, à une lenteur « orientale » parfois exaspérante mais nécessaire.
L'auteur et sa petite musique lancinante, nous laisse finalement libres de notre imaginaire et de notre sensualité. L'éblouissement est là ! Une lecture simple, épurée, tout en retenue,
Un fil tenu, imperceptible... fil de Soie.

Jeannine S. : Cris par Laurent Gaudé
C'est un roman focalisé sur les émotions ressenties par ces hommes au front, Rénier, Boris, Marius... et de Jules, un soldat échappant aux combats grâce au billet bleu de permission accordé pour une semaine.
Cette écriture magnifique, qui donne la parole à chacun des personnages à tour de rôle, illustre parfaitement cette guerre de tranchée si cruelle et inhumaine. L'auteur réussit à capter toute l'attention du lecteur du début à la fin grâce à cette alternance entre le front et le récit de Jules loin des tranchées. Un peu comme s'il nous permettait de souffler à l'image des relèves de soldats durant la guerre. Mais le répit s'avère de courte durée...
Ce livre met en lumière toutes les émotions et souffrances qu'ont vécues et subies nos ancêtres français il y a tout juste un siècle.

Agnièle : J'attends l'aube aux yeux clairs par Dominique Gros
Un récit romancé qui raconte la constitution progressive des maquis jurassiens.
Pascal et Louis, venus depuis leur lointaine Normandie jusqu'aux épaisses forêts jurassiennes, pour échapper au Service du Travail Obligatoire et en découdre avec les Boches.
Les voici crapahutant par les monts et les vallées, de Saint-Claude à Lamoura, s'aguerrissant physiquement, attendant les premiers combats avec l'impatience de leur jeunesse.
Ce n'est pas l'heure de l'action armée mais celle de l'attente. Il s'agit d'organiser une infrastructure, des lieux de repli, le ravitaillement surtout. C'est que ça mange, des hommes entre 20 et 30 ans ! Heureusement, le maquis bénéficie du soutien de nombreuses fermes des hauts plateaux.
Louis et surtout Pascal, paysan vigoureux, n'hésitent pas à donner le coup de main rendu nécessaire par le départ des hommes à la guerre. Ils se sentent parfois bien loin de leur famille, même si naissent de solides liens de camaraderie et un amour plein de promesses


Odile : Le Prince à la petite tasse par Emilie de Turckheim                                                                                                                                                                   Reza a fui la guerre dans son pays comme des milliers d'autres, il a parcouru des kilomètres sur terre ou dans l'eau, risquant sa vie tous les jours juste pour l'espoir d'un petit monde en paix. Émilie, son mari et ses deux enfants décident d'accueillir un de ces nombreux migrants parce que « ils sont des milliers à dormir dehors. Quelqu'un pourrait habiter chez nous, peut-être ? ». L'aventure commence avec l'arrivée de ce jeune afghan de vingt et un an, Reza rebaptisé Daniel lors de son baptême en Pologne. Aventure tout en respect et en apprentissage de part et d'autre. « Accueillir quelqu'un est un voyage joyeux. Être accueilli est une aventure sans repos ». Émilie autant que Reza se montrent attentifs à ce que tout le monde trouve ses marques. Pudeur, échanges, complicité, joie, attentions, la maison d'Emilie se remplit de lumière jour après jour agrandissant son échelle humaine. Reza est un jeune homme courageux, volontaire, qui brille tant par sa générosité que par sa soif d'insertion. Elle est si belle, cette façon silencieuse de veiller aux petites choses qui comptent. Précis et tissés de poésie, les gestes de Reza sont le nid de l'avenir.

Christiane : Les huit montagnes par Paolo Cognetti                                                                                                                                                                    Pietro est un garçon de la ville, Bruno un enfant des montagnes. Ils ont onze ans et tout les sépare. Dès leur rencontre à Grana, au cœur du Val d'Aoste, Bruno initie Pietro aux secrets de la montagne. Ensemble, ils parcourent alpages, forêts et glaciers, puisant dans cette nature sauvage les prémices de leur amitié.    Vingt ans plus tard, c'est dans ces mêmes montagnes et auprès de ce même ami que Pietro tentera de se réconcilier avec son passé et son avenir.

Jeannine R. : En attendant Bojangles par Olivier Bourdeaut                                                                                                                                                     Liberty Bojangles ! Une femme-enfant, un mari qui l'appelle tous les jours avec un nom différent et un petit garçon intelligent qui vit la vie de ses parents ! Une vie de fêtes et de plaisirs perpétuels....Une histoire loufoque, qui devient très loufoque, trop loufoque ..... Le narrateur est le petit garçon, et le papa nous interpelle aussi de temps à autre, à travers ses carnets secrets, nous donnant la version adulte de l'histoire de cette étrange famille et de ce qui en adviendra.... Même le plus tragique, l'indicible, est exprimé avec pudeur, douceur et un humour fou !                                                                                                                                       À l'image de cette première de couverture pétillante, ce roman est une ode à la vie et à l'amour. Chaque jour est une fête... Nina Simone en musique de fond...

Nicole : La jeune fille et la nuit par Guillaume Musso
- Hiver 1992 - Printemps 2017
En 1992, Vinca, brillante élève de prépa s'enfuit avec son prof de philo. On ne les reverra jamais.

En 2017, lors d'une fête célébrant les 50 ans d'un lycée d'Antibes renommé, de nombreux anciens élèves sont réunis, c'est l'occasion de retrouver des amis ou simplement des têtes connues, mais de terribles souvenirs enfouis depuis 25 ans vont refaire surface. La vie du narrateur Thomas et celle de son ami Maxime vont tourner au cauchemar.... Le récit se passe sur une journée avec régulièrement un retour à une soirée de décembre 1992, le jour de sombres évènements, point de départ de tout l'histoire

Hélène : Le dictionnaire amoureux de l'Humour par Jean Loup Chifflet ***
Je vous laisse badiner avec l'humour et ces humoristes rassemblés ici pour vous. D'Alphonse Allais à Montesquieu, de Bourvil à Voltaire, de Francis Blanche à Jonathan Swift, vous n'aurez que l'embarras d'un choix éclectique à travers cette anthologie égoïste et drolatique.
-Agélastes : mot créé au XVIe siècle par Rabelais, repris du grec, signifie « Celui qui ne rit pas, qui n'a pas le sens de l'humour ». Rabelais détestait les agélastes. Agélastes célèbres : Isaac Newton, Staline, Margaret Thatcher....
Expressions : - L'humour est léger, mais il n'est pas à prendre à la légère, et s'il est futile, il n'est ni frivole ni gratuit, car il a une vrai valeur morale.
Allais Alphonse : Dieu a agi sagement en plaçant la naissance avant la mort, sans cela que saurait-on de la vie ?
Audiard Michel : « Faut pas parler aux cons cela les instruit » ou bien « Pendant 12 ans on a fait chambre commune mais rêve à part »- « Il vaut mieux s'en aller la tête basse que les pieds devant ».
Beaumarchais (Pierre Augustin Caron de) : Les femmes sont comme des girouettes, quand elles se fixent, elles rouillent ! »
Ray Charles : « Je suis aveugle, mais on trouve toujours plus malheureux que soi... j'aurais pu être noir ! »
Coluche : dans les fins de mois, ce qui est le plus dur, c'est les 30 derniers jours ».
Sacha Guitry : Vengeance : « A l' égard de quelqu'un qui prend votre femme, la pire vengeance est de la lui laisser »
Ou « Les avocats portent des robes pour mentir aussi bien que les femmes ».
François Caradec : « Y'a pas seulement cent ans, on mourait plus jeune de vieillesse »

Louis Levinson : « Un zigzag est le chemin le plus court pour aller d'un bar à un autre. »  ETC...... 692 pages de bonne humeur, à recommander !

Anny :   Même quai, voie en face par Julie Certines
Wandrille (quel nom étonnant! Non?) A 37 ans, il est divorcé de sa femme Virginie depuis peu et a la garde alternée de ses deux enfants. Il mène une vie assez monotone et routinière. Il semble malheureux dans sa vie. Son ex? Elle a refait sa vie avec un homme exécrable. Son travail? Ennuyeux et des collègues plus qu'envahissants. Son logement? Petit et étouffant. Son chat? Détestable... Ses enfants? Il les aime oui mais il ne les voit pas souvent et toujours sous contrôle de son ex-femme. Sa routine: prendre le train chaque matin pour aller travailler s'endormant ou laissant libre cours à son imagination jusqu'à ce qu'un jour le visage d'une femme l'interpelle... Où l'a-t-il déjà vue? Il la suit sans oser l'aborder jusqu'à ce qu'elle disparaisse. "Il faut que je note tout ce que je peux me souvenir d'elle. Je veux la retrouver." Qui est-elle? Va-t-il y arriver? Dans quelles circonstances? Une quête qui va le mener bien au-delà de ce qu'il pense et bouleverser le cours de sa vie

Alexandre : Mon dernier rêve sera pour vous par Jean d'Ormesson
[Extrait d'une lettre de Chateaubriand à Juliette Récamier] :
Vous êtes partie : je ne sais plus que faire ; Paris est le désert, moins sa beauté. Où vous manquez, tout manque. Je rentre en moi, mon écriture diminue, mes idées s'effacent ; il ne m'en reste plus qu'une : c'est vous.
Le talent et le génie attiraient Mme Récamier plus sûrement que l'aimant attire le fer. Comme « il était dans sa nature d'aimer passionnément ce qu'elle admirait », elle se trouva liée aux deux grands génies littéraires de l'époque : Mme de Staël fut son amie, presque sa sœur, et Chateaubriand l'homme avec lequel elle devait former, à travers bien des vicissitudes, un couple.
L'ouvrage débute timidement. Et puis, la mélodie propre de l'ouvrage se détache, trouve son rythme. Le style est superbe de classicisme un peu désuet, avec ce goût pour les paradoxes assénés en quatre mots bien pesés. Ce style colle merveilleusement au sujet. L'auteur, qui a travaillé son thème, parvient à nous passionner pour l'époque, ses salons, ses intrigues dans la grande et les petites histoires. L'académicien national entretient avec son grand écrivain une relation complice mais non dénuée d'un regard critique sur ses nombreux travers : il ne les cache pas, les juge parfois avec sévérité, mais cette humanité semble renforcer encore l'attachement de Jean d'Ormesson à Chateaubriand. On le suit volontiers dans cet exercice d'admiration profond et brillant


Lucienne : Petits secrets, grands mensonges par Liane Moriarty
C'est le jour de la rentrée scolaire à Pirriwee, petite ville du bord de mer que tout a commencé.
Madeline s'est tordu la cheville; Jane, jeune maman fraîchement débarquée lui a porté secours, Céleste, la meilleure amie de Maddy les a rejointes au café.
Puis il y a eu un incident dans la cour entre deux enfants, les parents s'en sont mêlés, une pétition a suivi, ce qui nous amène cinq mois plus tard, à ce que je nommerai pudiquement "l'accident" ... mais on peut dire que ça bouillait sérieusement dans la marmite avant !
Elles ont une vie cool toutes ces mamans de la jolie petite école. Investies, sympathiques, aimantes. Oui elles sont heureuses, pour ce qu'on en voit de prime abord ...
Juliette : La vie secrète des arbres par Peter Wohlleben
Emportez ce livre dans un sac avec un encas, à boire, de quoi vous couvrir... et partez vous enfoncer dans la forêt... la vraie, la primaire, l'originelle, pas celle domptée ou massacrée par l'homme.
Enlevez vos chaussures et marchez sur l'humus, sentez la vie sous vos pieds, devinez tout le microcosme là dessous, un monde insoupçonné qui participe à la bonne santé de la forêt, pour peu que l'on veuille bien la laisser évoluer en paix... les champignons ne sont pas en reste, au sol ou sur les troncs, ni les oiseaux qui se chargent parfois de transporter les graines et assurent la perpétuation des espèces.
Respirez ! L'air est plus pur dans la forêt et serait même un gage de longévité...
Chut ! Les feuillus se parlent, peut-être essayerez-vous de comprendre ce qu'ils échangent comme informations. Parce que les arbres communiquent, ils se préviennent de tout un tas de choses, ils émettent alors des odeurs, fragrances subtiles pour repousser un ennemi... ou attirer un ami.
La vie est très très lente dans la forêt, le rapport au temps est différent, mais la société des arbres semble bien organisée, avec des bébés arbres savamment élevés par leurs parents, des malades soignés avec une sorte d'empathie par les voisins, solidarité quand on fournit le glucose à son prochain par le truchement des racines et des liens bien réels... le modèle de cet éco système semble exemplaire. On soupçonne une sensibilité particulière au bout des racines qui permettrait de capter des signaux et de les transmettre. L'auteur est un amoureux des arbres, un vrai. Il nous conte sa forêt avec passion et nous parle des Hêtres, Chênes, Épicéas... comme de ses amis...

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